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AFP,
Mis à jour le: 17
octobre 2009
Les Maldives
s'offrent la première réunion ministérielle... sous la mer
Le
gouvernement des Maldives a tenu samedi sa réunion ministérielle sous
l'eau, une première mondiale qui vise à attirer l'attention sur les
effets du réchauffement climatique menaçant cet archipel de l'Océan
indien.
Plus
de 80% des terres de cet archipel étant situés à moins d'un mètre
au-dessus du niveau de la mer, une augmentation d'un mètre du niveau de
l'océan suffirait à quasiment engloutir le pays.
Protocole
oblige, le président Mohamed Nasheed a plongé le premier, suivi de ses
ministres en combinaisons et bouteilles.
Une
dizaine de ministres ont pris place à six mètres de profondeur autour
d'une table en forme de fer à cheval. Très symboliquement, ils ont adopté
une résolution appelant à une action mondiale pour la réduction des
émissions de CO2.
Les
ministres, qui s'étaient entraînés depuis deux mois, étaient accompagnés
de leurs moniteurs pour cette plongée organisée près de l'île
Girifushi, à 25 minutes en bateau de la capitale de l'archipel, Male.
"Nous
devons décrocher un accord à Copenhague qui puisse permettre à tout le
monde de survivre", a déclaré le président âgé de 42 ans en émergeant
des eaux turquoises après la réunion de 30 minutes.
Selon
la coordinatrice de l'événement, Aminath Shauna, les ministres signeront
leurs combinaisons et les vendront aux enchères sur le site Internet protectmaldives.com.
L'argent récolté servira à la protection du récif corallien.
"Tout
s'est bien déroulé", a-t-elle ajouté en précisant que les ministres
feront la semaine prochaine une excursion à vélo autour de Male pour alerter
sur les dangers du réchauffement.
Une
montée du niveau de la mer d'un mètre seulement submergerait presque totalement
le récif corallien dont le point le plus élevé est situé à seulement
2,3 m.
Cet
archipel, composé de 1.192 îles, est une destination exotique prisée
des touristes fortunés mais une montée des eaux en fait l'une des causes
célèbres de la lutte contre le changement climatique.
La
menace est telle que Mohamed Nasheed, premier président démocratiquement
élu il y a un an, a affirmé que son gouvernement envisageait d'acheter
de nouvelles terres au cas où l'archipel disparaîtrait sous les eaux.
En
2007, la commission intergouvernementale des Nations Unies sur le changement
climatique a prévenu qu'une hausse du niveau de la mer de 18 à 59 cm d'ici
2100 serait suffisante pour rendre l'île inhabitable. |