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Revue La Plongée              


 

Les plages de sable blanc d'une longueur totale de plus de 18 km constituent le principal attrait touristique de Varadero, qui reçoit chaque année des centaines de milliers de touristes. Si le développement de l'industrie touristique au fil des ans a profondément changé le paysage urbain de Varadero, elle possède néanmoins encore quelques anciennes maisons en bois et quelques rues typiques.

Située sur la péninsule de Hicacos, dans la province de Matanzas, Varadero est une longue et mince bande de terre qui avance dans la mer. Ses plages sont superbes, et les Cubains prétendent, à juste titre, qu'elles s'avèrent les plus belles du pays. Les eaux calmes et transparentes ont une infinité de teintes, allant du vert turquoise au bleu foncé. Idéale pour la baignade et les sports nautiques, la mer est toujours chaude, la température ambiante moyenne de Varadero étant de 25°C.

Avril 2002,

De retour d'une petite semaine au Super Club Puntarenas. Première plongée pépère avec le club de la place, (en formule tout inclus, une plongée par jour est possible à 9 heures du matin). Départ du bateau à deux minutes de l'hôtel vers 9h00. Dix minutes plus tard, nous sommes rendus. Gros bateau rapide avec beaucoup d'espace. Mise à l'eau à 9h32... Plouf !  Enfin... Le merveilleux monde du silence. Bonne visibilité de 75 pieds, température de l'eau à 81° F, profondeur maximale de 57 pieds, moyenne de 37 pieds, temps de fond : 60 merveilleuses minutes.

Effectivement comme on m'avait dit, ce n'est pas le site le plus riche que j'ai visité dans les Caraïbe. So ! J'ai eu la chance d'avoir un bon guide cubain (sécuritaire) qui connaissait bien l'endroit et qui lui accompagnait deux nouveaux plongeurs. J'ai donc fait équipe avec un allemand qui voulait faire de la photos. Étant donné que l'abondance n'est pas au rendez-vous, le fait de prendre notre temps nous permet de s'arrêter et de découvrir la richesse qui se cache à plus petite échelle. J'ai bien aimé cette plongée tranquille.

Mon côté aventurier prenant le dessus, je magasine les autres Dive Center, je cherche à savoir si je pourrais plonger de nuit, ou dans des cavernes, ou avec des martiens... Je m'embarque donc pour un "double tank dive" sur deux épaves.

Mercredi matin, ça prend une heure pour ramasser tous les plongeurs aux différents hôtels. À la marina, au bout de l'île, un gros bateau nous attend et 16 plongeurs y prennent place. Une grosse heure plus tard, par une mer houleuse, nous arrivons au site. La mer est tellement démontée qu'ils ont peine à s'arrimer. Un DM cubain nous apprend que les 8 plongeurs à l'avant du bateau feront la plongée avec lui. Il s'inquiète pour notre mise à l'eau qui se présente dangereuse. Les deux échelles à l'arrière du bateau sont sur pentures et non fixes. L'arrière du bateau s'élève parfois d'une dizaine de pieds entre deux vagues. Mon corps me rappelle que j'ai un foie et un coeur. Ça brasse... Je m'arrange pour rejoindre le DM qui se prépare pour sa mise à l'eau et je l'informe de mon intention de l'attendre au fond. Négatif, il veut me voir à l'avant du bateau aux mouillage. Solution entre les deux, je l'attendrai à 15 pieds, à côté du mouillage.

Palanquée de 8 plongeurs, dont deux Québécois fraîchement formés ( petit briefing trop court, plan de plongée incomplet) L'épave est à 90 pieds au fond. Après 5 minutes on est sur l'épave, je suis le guide. À mi-pression, je le signale au divemaster cubain. Ce dernier continu son exploration du tour et du dessus de l'épave. Rendu à 500 lb, je lui arrache quasiment une palme pour lui faire comprendre que moi, il faut que je remonte. J'ai bien une idée où est le mouillage, mais je ne suis pas sûr, visibilité de 30 à 40 pieds. Je le serre de près au cas où je manquerais d'air. En l'examinant, je constate qu'il n'a même pas de secondaire. Pour la sécurité, on repassera. J'ai finalement rejoint le bateau après un palier de sécurité de 3 minutes à 15 pieds. La remonté dans le bateau était pas mal "rock n roll". J'ai été malade comme un *^* sur le bateau, ainsi que 3 ou 4 autres plongeurs. J'ai refusé de faire la deuxième plongée que tous les autres se sont empressés de faire, même ceux qui dégueulaient pendant la mise à l'eau. Intervalle de surface trop courte en plus. Merveilleux, il n'y a personne de blessé ou mort !!!

Quand même une belle plongée en arrivant sur l'épave qui m'apparaît devant à environ 30' comme le mur d'un building d'acier. Un "tarpon" de plus de 4' est dérangé par notre groupe. En s'enfuyant, il me donne l'occasion de le "flashouiller" à deux reprises. Je retourne à l'épave pour me diriger vers le bas qui semble prometteur, un barracuda de 3' semble régner dans ce contre fond, autre flash. Profondeur 98'. C'est gros un pétrolier, on le contourne en découvrant un couple d'anges dorés, autre flash. L'avant du bateau est défoncé, ce qui forme une très grande pièce appréciée par une multitude de petits poissons, un gros crabe un peu bizarre y est installé aussi. On contourne l'autre côté et en remontant de niveau vers la partie arrière on rencontre l'autre groupe, l'autre DM signale qu'il lui manque deux plongeurs dans sa palanquée ???  En remontant sur le pont du bateau, le paysage est splendide, (photo). On regarde à l'intérieur d'immenses pièces remplis d'innombrable petits poissons. En contournant le bateau, un groupe d'anges noirs, 6 ou 7 avec en arrière plan une multitude de petits poissons et pèle mêle des poissons jaunes se découpent. Quel tableau ! Si les fonds sont un peu pauvre, l'épave est riche.

Temps de fond de 31 minutes. Visibilité de 35 pieds. Température à 79° F. Profondeur maximale 98 pieds, moyenne de 69 pieds.

Guy Élie

 


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Dernière mise à jour:  26 mars, 2006