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Revue La Plongée              


 

TOUS CE QU’ILS VOYAIENT À L’HORIZON C’ÉTAIT L’OCÉAN !

Texte et photos:

Lucie Dubois

Après 19 heures de route avec un trajet d’origine douteuse plus souvent qu’autrement, gracieuseté de notre bon ami Jean-François, voilà finalement que notre première palanquée composée de Julie Laperrière et Lucie Dubois arrive à bon port à 2h30 am dans la nuit de vendredi à samedi. Christian Pilon et Julie Matton, prévus aussi pour une arrivée nocturne se pointent à 3h30 am après 24 heures de route, le record absolu de tous les temps chez les Diables pour un trajet Montréal - Caroline du Nord !  Le compte est bon pour la nuit. On visite les lieux, on découvre les chambres et allez hop !   Dodo, nous sommes vannés. Il est tout de même 4h du matin.

C’est le son du carillon de la porte qui nous réveille à… 9h30 !  Visite amicale de Bill, le propriétaire des lieux, qui voulait sûrement se rassurer sur ses nouveaux locataires. Jean-François Larouche et Dominic 'Ray' Lechasseur se pointent vers 11h30, quelque peu fatigués d’avoir roulé toute la nuit mais en valeureux Diables, se joignent à Julie et Lucie pour la méga épicerie. Dominic est émerveillé de voir la lunette arrière de son Jeep pour la première fois bloquée par une montagne de sacs d’épicerie !!!  Par la suite, le quatuor se rend à la boutique de plongée pour les derniers détails et le remplissage des bouteilles. Jacques Richer qui complète le groupe, arrive vers 15h00. Toute la bande y est !

De retour à la maison, les préparatifs du souper vont bon train. Dominic et Jeff ont la lourde responsabilité de s’occuper du charcoal qui ressemble plus à un incubateur prototype de la première guerre mondiale. Après plus de 2 heures d’attente, nous savourons finalement notre premier repas en famille et la soirée s’étire jusqu’aux petites heures du matin, malgré la fatigue qui nous avait gagnés depuis un bon moment.

Le dimanche fut très relax pour tous. Après être allé explorer le site où nous pouvions, semble-t-il, plonger de la rive, histoire de faire un petit test de flottabilité pour certains, l’idée fut abandonnée en constatant les innombrables passages de bateaux. Le tout dans 20 pieds d’eau avec un courant de 30 nœuds !!! Nous avons finalement opté pour une petite visite d’Atlantic Beach, question de faire une petite trempette.

Le grand jour arrive finalement, celui de notre périple sous-marin tant attendu. Rencontre avec notre capitaine Jerry et son fils John que nous côtoierons toute la semaine à bord du Sea Quest II. Quelques consignes d’usage et allez hop !  La mer, ses vagues et ses poissons volants nous attendent...

Chacune des épaves visitées avait un cachet particulier. On commence donc notre première journée avec deux épaves peu profondes; le Titan (65’) où des immenses bancs de petits poissons nous accueillent pendant que de gros thons et barracudas nous épiaient du coin de l’œil d’un air méfiant. À l’intérieur des chambres, tous les poissons anges du coin s’y étaient donnés rendez-vous.

On attaque ensuite la deuxième épave, le Suloide (70’). Une épave plutôt démantelée sur laquelle il est difficile de s’orienter tant les débris sont éparpillés ici et là mais où l’on retrouve une très grande flore et une multitude de poissons. Notre plus belle rencontre fut celle d’un 'puffer fish’ qui semblait bien seul parmi toutes les autres espèces présentes.

 

 

Le lendemain, c'est au tour du Papoose (120’) et du Spar (100’) de nous livrer leurs secrets. En raison de sa profondeur, notre temps de fond sur le Papoose fut très court et le courant très présent mais notre visite fut assez longue pour en être émerveillés en observant entre autres de gros poissons lions d’une beauté remarquable. Notre deuxième plongée de la journée sur le Spar fut notre baptême avec les requins, ceux-ci se promenaient allégrement sur l’épave et dans les calles sans même se soucier de notre présence.

On commença la troisième journée avec le sous-marin U-352 (110’). Superbe épave où il est facile de s’orienter et où les poissons lions semblaient rois tellement il y en avait. Une jolie (!!!) murène nous interdit l’exploration plus approfondie d’un recoin. La faune marine y est très abondante. On attaqua ensuite l’Aeolus (110’) avec pour la première fois une visibilité plutôt ordinaire. Julie et Lucie ont dû effectuer une remontée dans le bleu, incapable de retrouver la ligne de vie après de vaines recherches. Toutefois, le jeu en valait la chandelle puisqu’elles ont eu la chance de croiser une tortue qui semblait vouloir remonter avec elles!!!

Arrive enfin notre plongée de nuit sur l’Indra (70’). Plongée de nuit qu’il a d’ailleurs fallu négocier fort, notre capitaine ayant eu une très mauvaise expérience il y a plus d’un an, et ne voulant plus en faire. Nous lui avons assuré que les Diables étaient des plongeurs sérieux et respectueux des consignes de sécurité. Une épave très facile de s’orienter qui regorge de plusieurs espèces : poissons scorpions, pieuvre… Dominic a d’ailleurs été ‘traversé’ de plein fouet par un banc de calmars qui n’a eu qu’à se diviser en deux pour l’effleurer de chaque côté du visage pour mieux reprendre les rangs l’obstacle passé. Plusieurs calles nous invitent mais on refuse l’invitation. Il faut être prudents lorsque l’on y jette un coup d’œil car les courants nous poussent vers l’intérieur. Une tâche cependant au dossier de notre bon ami Jacques : il a entraîné son équipe sur la mauvaise corde, bien que celle-ci était identifiée par deux stroboscopes et pas la nôtre (!!!) et s’est ainsi retrouvé sur le mauvais bateau. Un peu de nage en surface fut nécessaire pour rejoindre le bateau d’origine. Sa boussole biologique a fait défaut! La plongée de nuit terminée, une vieille habitude refait surface : la PIZZA !   David, un employé de la boutique très sympathique qui a participé à la plongée se joint à nous. Dodo vers 2 heures am, ouf !!!  Réveil à 6h00 comme tous les matins, la nuit fut courte.

Le jeudi, on se convainc que nous sommes d’attaque pour le Caribsea (85’) qui est également très  démantelé comme épave mais très riche en observation. Toutefois, nous nous sommes vite rendu compte que nous n’étions pas les seuls ‘d’attaque’. Dès la mise à l’eau, Lucie en attendant son binôme tel que convenu à la barre de 20’, se retrouve nez à nez avec un requin qui se dirige droit sur elle avec nonchalance dira-t-on mais c’est tout de même un requin! Au fur et à mesure que la distance qui les sépare s’effrite, les yeux de Lucie s’écarquillent. Immobile, le cœur qui bat sûrement la chamade, on ne sait trop ce qui se passe dans sa tête mais ses yeux en disent gros. Finalement, à moins de 2 pieds d’elle, celui-ci se décide finalement à dévier de sa route. Lucie décide alors d’attendre son binôme à 40 pieds. En fin de plongée, tous alignés comme des moules sur la corde à faire notre palier, 7 requins nous tournent autour. Certains s’amusent même à nous effleurer, ouf !!!  Méchante poussée d’adrénaline, parlez-en à Jacques.

En après-midi, c’est au tour de l’Ashkabad (65’) de nous dévoiler ses atouts. Si ce n’était des raies et des poissons scorpions qui nous rappelaient que nous étions en eau étrangère, la visibilité ressemblait étrangement à celle du Memphré. Épave plutôt difficile de s’orienter mais intéressant de se laisser bercer par les courants.

Arrive tristement le vendredi où l’US Schurz (110’) figurait toujours au programme. Une multitude de poissons lions occupent les lieux un peu partout, une murène essaie de se cacher tant bien que mal de nous et un énorme barracuda, hameçon à la bouche, semblait curieux de nous voir de plus près.

Histoire de bien terminer ce périple, nous décidons de retourner sur l’Indra, question d’explorer de plus près toutes ces calles qui nous interpellaient lors de notre plongée de nuit. Un immense choix de pénétration très sécuritaire s’offre à nous. On trouve le repaire de notre amie la pieuvre, et on y découvre une multitude de raies camouflées dans le sable tout autour de l’épave que Christian et Julie s’amusent à dévoiler. Cette épave regorge de vie marine et de flore très colorée.

Lors de cette semaine diablotine, une joyeuse routine s’est installée afin de ne pas trop débalancer Dominic : Plongée, crème glacée, plage et épicerie composaient notre quotidien pour le bonheur de tous.

Un dernier petit souper en groupe au resto le vendredi soir, histoire de clore cette semaine de rêve sur une bonne note et de se rappeler les meilleurs moments afin de s’assurer que ceux-ci demeurent gravés dans notre mémoire. Le samedi matin, on rapatrie tous nos équipements et le vague à l’âme, on se salue en se donnant rendez-vous dans un autre petit voyage de plongée inspiré du moment !

 

TOUS CE QUE NOUS AVONS VU À L’HORIZON C’ÉTAIT L’OCÉAN !

 


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Dernière mise à jour:  01 septembre, 2007