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Chacune des épaves
visitées avait un cachet particulier. On commence donc notre
première journée avec deux épaves peu profondes; le Titan
(65’) où des immenses bancs de petits poissons nous accueillent
pendant que de gros thons et barracudas nous épiaient du coin de l’œil
d’un air méfiant. À l’intérieur des chambres, tous les
poissons anges du coin s’y étaient donnés rendez-vous.
On attaque ensuite la
deuxième épave, le Suloide (70’). Une épave plutôt
démantelée sur laquelle il est difficile de s’orienter tant les
débris sont éparpillés ici et là mais où l’on retrouve une
très grande flore et une multitude de poissons. Notre plus belle
rencontre fut celle d’un 'puffer fish’ qui semblait bien seul
parmi toutes les autres espèces présentes.

Le
lendemain, c'est au tour du Papoose (120’) et du Spar (100’)
de nous livrer leurs secrets. En raison de sa profondeur, notre
temps de fond sur le Papoose fut très court et le courant
très présent mais notre visite fut assez longue pour en être
émerveillés en observant entre autres de gros poissons lions d’une
beauté remarquable. Notre deuxième plongée de la journée sur le Spar
fut notre baptême avec les requins, ceux-ci se promenaient
allégrement sur l’épave et dans les calles sans même se soucier
de notre présence.
On commença la
troisième journée avec le sous-marin U-352 (110’).
Superbe épave où il est facile de s’orienter et où les poissons
lions semblaient rois tellement il y en avait. Une jolie (!!!)
murène nous interdit l’exploration plus approfondie d’un recoin.
La faune marine y est très abondante. On attaqua ensuite l’Aeolus
(110’) avec pour la première fois une visibilité plutôt
ordinaire. Julie et Lucie ont dû effectuer une remontée dans le
bleu, incapable de retrouver la ligne de vie après de vaines
recherches. Toutefois, le jeu en valait la chandelle puisqu’elles
ont eu la chance de croiser une tortue qui semblait vouloir remonter
avec elles!!!
Arrive enfin notre
plongée de nuit sur l’Indra (70’). Plongée de nuit qu’il
a d’ailleurs fallu négocier fort, notre capitaine ayant eu une
très mauvaise expérience il y a plus d’un an, et ne voulant plus
en faire. Nous lui avons assuré que les Diables étaient des
plongeurs sérieux et respectueux des consignes de sécurité. Une
épave très facile de s’orienter qui regorge de plusieurs
espèces : poissons scorpions, pieuvre… Dominic a d’ailleurs
été ‘traversé’ de plein fouet par un banc de calmars qui
n’a eu qu’à se diviser en deux pour l’effleurer de chaque
côté du visage pour mieux reprendre les rangs l’obstacle passé.
Plusieurs calles nous invitent mais on refuse l’invitation. Il
faut être prudents lorsque l’on y jette un coup d’œil car les
courants nous poussent vers l’intérieur. Une tâche cependant au
dossier de notre bon ami Jacques : il a entraîné son équipe
sur la mauvaise corde, bien que celle-ci était identifiée par deux
stroboscopes et pas la nôtre (!!!) et s’est ainsi retrouvé sur le
mauvais bateau. Un peu de nage en surface fut nécessaire
pour rejoindre le bateau d’origine. Sa boussole biologique a fait
défaut! La plongée de nuit terminée, une vieille habitude refait
surface : la PIZZA ! David, un employé de la
boutique très sympathique qui a participé à la plongée se joint
à nous. Dodo vers 2 heures am, ouf !!! Réveil à 6h00 comme
tous les matins, la nuit fut courte.
Le jeudi, on se
convainc que nous sommes d’attaque pour le Caribsea (85’)
qui est également très démantelé comme épave mais très riche
en observation. Toutefois, nous nous sommes vite rendu compte que
nous n’étions pas les seuls ‘d’attaque’. Dès la mise à l’eau,
Lucie en attendant son binôme tel que convenu à la barre de 20’,
se retrouve nez à nez avec un requin qui se dirige droit sur elle
avec nonchalance dira-t-on mais c’est tout de même un requin! Au
fur et à mesure que la distance qui les sépare s’effrite, les
yeux de Lucie s’écarquillent. Immobile, le cœur qui bat sûrement
la chamade, on ne sait trop ce qui se passe dans sa tête mais ses
yeux en disent gros. Finalement, à moins de 2 pieds d’elle,
celui-ci se décide finalement à dévier de sa route. Lucie décide
alors d’attendre son binôme à 40 pieds. En fin de plongée,
tous alignés comme des moules sur la corde à faire notre palier, 7
requins nous tournent autour. Certains s’amusent même à nous
effleurer, ouf !!! Méchante poussée d’adrénaline, parlez-en à
Jacques.
En après-midi, c’est
au tour de l’Ashkabad (65’) de nous dévoiler ses atouts.
Si ce n’était des raies et des poissons scorpions qui nous
rappelaient que nous étions en eau étrangère, la visibilité
ressemblait étrangement à celle du Memphré. Épave plutôt
difficile de s’orienter mais intéressant de se laisser bercer par
les courants.
Arrive tristement le
vendredi où l’US Schurz (110’) figurait toujours au
programme. Une multitude de poissons lions occupent les lieux un peu
partout, une murène essaie de se cacher tant bien que mal de nous
et un énorme barracuda, hameçon à la bouche, semblait curieux de
nous voir de plus près.
Histoire de bien
terminer ce périple, nous décidons de retourner sur l’Indra,
question d’explorer de plus près toutes ces calles qui nous
interpellaient lors de notre plongée de nuit. Un immense choix de
pénétration très sécuritaire s’offre à nous. On trouve le
repaire de notre amie la pieuvre, et on y découvre une multitude de
raies camouflées dans le sable tout autour de l’épave que
Christian et Julie s’amusent à dévoiler. Cette épave regorge de
vie marine et de flore très colorée.
Lors de cette semaine
diablotine, une joyeuse routine s’est installée afin de ne pas
trop débalancer Dominic : Plongée, crème glacée, plage et épicerie composaient notre quotidien pour le bonheur de tous.
Un dernier petit
souper en groupe au resto le vendredi soir, histoire de clore cette
semaine de rêve sur une bonne note et de se rappeler les meilleurs
moments afin de s’assurer que ceux-ci demeurent gravés dans notre
mémoire. Le samedi matin, on rapatrie tous nos équipements et le
vague à l’âme, on se salue en se donnant rendez-vous dans un
autre petit voyage de plongée inspiré du moment !
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