Les conditions exceptionnellement douces de ce 17
décembre incitent quelques membres du club à se retrouver au lac
Memphrémagog pour partager une dernière plongée avant la fin de l’année.
Je me rends donc au quai de Georgeville pour y
rencontrer les autres joyeux lurons, Normand, Éric et Daniel ainsi que
Serge et Réjean qui assurent la vigie en surface. Nous partageons le quai
avec un groupe de plongeurs de la boutique Scuba Estrie de Sherbrooke.
Conditions: extérieur 3°C, nuageux, venteux avec
quelques gouttes de pluie par moment.
Eau : température de surface : 39°F (4°C)
Eau : température au fond : 40°F
Faisant équipe avec Normand, le mise à l’eau s’effectue
par un pas de géant au bout du quai de Georgeville. L'eau froide me
saisit le visage lorsque je saute à l'eau! Direction 270 degrés. Ça
commence par un champ d'herbes aquatiques au bout du quai, qui s'estompe
rapidement 50 pieds vers le large. Fond de vase en pente douce, peu (pas!)
de vie marine en faible profondeur, comme l'écrivait Éric un peu plus
tôt. En suivant la pente douce jusqu'à 80 pieds, comme Serge nous
l'avait dit, si on attrape pas la falaise à 45 pieds et qu'on se rend à
80, prendre vers le sud. Ce que nous faisons.
On retrouve la falaise Paul 100 pieds vers le sud.
Donc plus WSW que W à partir du bord. Nous longeons la falaise dans
90-100 pieds pour un bon bout, environ 20 minutes. Comme toujours,
beaucoup de stock de pêche pris sur la falaise... La seule vie marine
observée est un regroupement de plusieurs perchaudes stationnées sur le fond ici et là,
des petites de 4-6 pouces, puis de rares (2-3) achigans. Mon ordi Nitek He
"liche" la déco pendant plusieurs minutes, pour finalement me
donner une obligation de déco de 2 minutes à 10 pieds, pendant que mon
Suunto Cobra me donne encore 3 minutes de NDL... (Vive les modèles
différents de décompression: le Nitek He utilise un modèle Buhlmann et
le Suunto utilise RGBM). Au même moment, Normand me fait signe qu'on
remonte un peu et qu'on rebrousse chemin. La visibilité en profondeur
n'est pas celle de l'été, soit environ 15-20 pieds, avec des particules
en suspension dues, j'imagine, à l'absence de thermocline.