Visite des
épaves du Robert Gaskin
et du Lillie Parsons
Samedi le 14 septembre 2002
Organisateurs : Mélanie Charette, Paul-Yves Noël et Marc Lemaire
Texte de Marc Lemaire
La journée débute par une météo prometteuse
qui matérialise un 29° Celsius et un ciel radieux, bien que les nuages soient
venus nous rejoindre vers la fin de l'activité. Un total de neuf Diablotines et
Diablotins sont au rendez-vous. Mauvaise nouvelle, Mélanie ne plongera pas.
C'est partie remise! Bonne nouvelle, elle va encore nous traiter "aux
petits oignons". Un seul Diable ne s'est pas présenté. Espérons
qu'il a eu un empêchement...
Le départ s'effectue à 9h30 précise puisque
nous devons être de retour à notre port d'attache vers 14h00. Abucs Scuba
est une entreprise très occupée, à ce point que le bateau repartait à 14h30
avec d'autres passionnés de plongée à son bord. Enfin...! Revenons à nos
moutons alors que le fleuve est comme un miroir... Toute une ribambelle
d'employés bourdonnent sur le
navire. Aie! Le personnel porte des polos aux
couleurs et avec le logo de l'entreprise et on a droit à trois employés pour
notre équipée. L'été doit avoir été occupé et les affaires bonnes... Du
nouveau, nous avons droit à un instructeur bilingue; bilingue du style de
l'Outaouais. Faut avoir voyagé en Outaouais pour comprendre. Bon... On se
prépare à partir, et l'équipage donne les consignes d'usage. Ouf...! Je
n'ai pas à traduire... Les papiers sont signés, les argents transigés. Bon
est-ce qu'on part là ?
D'abord
le Robert H. Gaskin. Moteurs à fond et cap à l'est pour se rendre
après 40 minutes de navigation au site prévu. Ouf! il n'y a pas trop de
bateaux amarrés à la bouée. Des deux épaves que nous visiteront aujourd'hui,
il n'est pas supposé y avoir de courant sur celle-ci. Oups! C'est pas tout à
fait le cas à la surface... Mais mon bon copain Jacques et moi prenons
le câble à deux mitaines et nous descendons. Nous
sommes les premiers, mais nous avons convenu de la faire "relax". Ouf!
Je suis mouillé sous les aisselles, b'en voyons, je plonge en "wet"
aujourd'hui. Jacques ne le sait pas mais il est à moins une de m'aider à
réaliser mon objectif de 200 plongées. Au premier coup d'oeil, l'épave est sympathique,
voir invitante. Ça s'annonce bien... On part à l'aventure en sens anti-horaire
ou côté tribord pour amateurs de sports nautiques. Hum, arrivé au "boute"
(à la proue pour les...), le courant n'est pas invitant. On rebrousse chemin et
au passage on donne un coup de mitaines à un copain qui avait perdu sa ceinture
de plomb. Bon..! La B.A. de la journée est faite. C'est incroyable, c'est
la première fois que je plonge avec Jacques et on a pas besoin de se parler
(Hi! hi! hi!). Un coup d'oeil de part et
d'autre, quelques gestes de la mitaine, on se comprend et on est reparti. Je me
permet d'ouvrir une parenthèse:
Ha! C'est ce qui fait des
Diables, des gens hors de l'ordinaire.
Revenons à nos bulles... On fait le tour de
l'épave et on finit par y pénétrer. Les poissons sont au rendez-vous mais la
visibilité n'est pas celle prévue. Qu'à cela ne tienne, on plonge cagoule
première. On se contorsionne dans l'épave et on retrouve la sortie. Certains
copains ont eu la bonne idée de prendre des photos. Il y aura donc des preuves
pour appuyer ce palpitant récit. Bon, c'est le temps de remonter à la surface
et de pratiquer la position "yogique" du drapeau à 15 pieds. Trois
minutes, sans plus sinon... Sinon quoi? Les palanquées font surface les unes
après les autres. Mais il en reste une qui fait son palier de sécurité d'une
durée de trois minutes américaines. Faut-il s'inquiéter? Une fois à la
surface tous sont sains et saufs. Le Diablotin chargé de la sécurité et la
Diablotine qui veille sur nous tous sont soulagés.
Puis il faut vite faire marche avant vers l'île Sparrow.
Le plan change et nous n'aurons pas le temps de faire une petite pause santé
sur l'île. Dommage, car j'aurais bien aimé transpirer dans mon "wet"
comme un phoque sur une grosse pierre. Bon, ça sera pour l'été prochain en
Gaspésie, hein Jacques? Comme il faudra revenir rapidement à la base Abucs, il
faut manger
la sandwich lors du déplacement. Ho...! J'ai
hâte d'arriver sur l'île. J'ai des besoins essentiels qu'il m'est impossible
de combler dans la toilette de notre navire le "Emily C.". Les
toilettes sont maintenant réservées aux dames... Bon, on touche terre, on
s'équipe et on part faire de l'hébertisme pour se rendre au site de plongée.
Hum...! J'ai pas l'habitude de faire de la randonnée palmée avec 20 livres de
plomb à la taille. L'élément de motivation du moment est de faire cette #@%!
de 200ième plongée.
Par
monts et par vaux on finit par se rendre au site. Le courant est fort à la
surface et il faut faire attention de ne pas débuter en "drift dive".
Bon, on se cramponne à la chaîne du Lili Parsons et nous voilà partis.
La visibilité est très bonne! L'épave semble un peu banale, y va donc falloir
utiliser de vieux trucs pour s'amuser un peu. Lampes à la mitaines nous
scrutons la moindre parcelle, crevasse ou interstice où la lumière de l'astre
du jour ne peut y pénétrer. Puis j'exécute la technique secrète ancestrale
pour ajouter du piquant à la plongée. C'est Jacques qui est étonné. Ça
marche et on essaie à plusieurs reprises. Cela contribue à faire de la
plongée un moment mémorable. Superbe plongée! Une belle grosse achigan
et un beau doré, sans compter le menu fretin qui gravite autour de nous. On
termine par une "drift" jusqu'à la baie où nous attendent le Emily
C. et le sourire radieux de Mélanie. Le temps presse. Vite...! Vite...!
On doit retourner au quai. La plongée a donc été limitée à 45 minutes. Mais
que de bons moments gravés à jamais pour ma 200ième.
Ciao! la gang, c'est toujours super de croiser
nos bulles...
Marc Lemaire
PS En terminant, il serait sage d'ajouter à
votre liste de matériel de premiers soins, une épingle. Seul certains membres
présents seront en mesure de comprendre la nature de la phrase précédente.
Les noms ont été supprimés afin de conserver l'anonymat des personnes
concernées.
| Voilà un compte-rendu
comme je les aime ! Merci Marc !
Même si je devais rentrer travailler
aussitôt de retour chez moi, ce fut une journée des plus
revitalisantes ! Beaucoup de nouveaux
visages tous aussi sympathiques et diaboliques les uns que les autres et
aussi, trois vieilles branches, que j'étais bien heureuse de revoir (s'cusez
les gars ! )
Bref, tout s'est déroulé sans
anicroches à part qu'il faut effectivement avoir une aiguille dans
notre trousse afin de venir en aide aux Diables en difficultés ainsi
qu'un dîner qui a presque servi à nourrir les poissons, mais DIABLE !
Quelle belle journée !!!
Merci à tous ceux qui étaient des
nôtres !
Et pour ceux qui se sont désistés... Dommage, dommage, dommage !
Alain Veillette, Stéphane Hardy et
Gilles et Louis Cossette auront sûrement des belles photos à nous
fournir sous peu !
Mélanie Charette |
| Très belle plongée, bien
organisée avec la collaboration de ABUCS SCUBA de Brockville.
Un gros merci à Mélanie !
Louis Cossette |
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